La Tournée Verte combine transport durable et économie circulaire

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Transition énergétique
Créée en 2012 à Champlan, l’entreprise de transport La Tournée Verte utilise du biogaz, une solution sans émissions de CO2.
 
Pour l'Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), à l'horizon 2050 le gaz fournira 45% de l'énergie des transports en France dont une bonne partie issue du biogaz. En 2012, Adrien Cantoni et Jean-Baptiste Faucher, déjà à la tête d’une PME, se sont lancés dans l’aventure en pionnier de cette évolution. En grande partie freinée par le développement du tout électrique mais soutenue par les grands constructeurs (Volvo, Scania, Fiat, Audi, etc.). « Après cinq années de pratique, pour nous la cause est entendue : le biogaz est la solution la plus efficace et la plus économique à la fois face au réchauffement climatique par son empreinte carbone nulle mais aussi face à la pollution de l’air, notamment avec son faible taux d’oxyde d’azote et l'absence d'émission de particules fines explique Adrien Cantoni. Ceci en prenant compte à la fois les émissions produites au niveau de l'échappement des véhicules mais également celles liées à la production et à la distribution de l’énergie en amont. »
 
Une demande croissante de transport vraiment propre
 
Aujourd’hui, La Tournée Verte est à la tête d’une flotte de six Iveco Daily GNV pour quatre chauffeurs (il faut un véhicule de secours), assure des transports en Île-de-France mais également, depuis peu, en Bretagne (avec 3 camions), à Locminé, où elle s'inscrit dans un projet d’économie circulaire. « En fait, nous opérons les collectes des déchets organiques des centres de restauration collectifs qui sont ensuite valorisés (auparavant non) par un méthaniseur qui nous fournit notre carburant. »
 
On ne peut rêver mieux ! Cerise sur la gâteau : les moteurs fonctionnant au GNV, alternative montante face au diesel, affichent -50% de pollution sonore. « Nous arrivons à pratiquer des tarifs de marché malgré le surcoût de certains postes (véhicules environ 30% plus chers que les diesels, coût du carburant) mais de plus en plus de contrats, notamment publics, intègrent désormais comme critère la transition énergétique et le développement durable », conclut le dirigeant les yeux tournés vers le Rhône-Alpes où l’entreprise va bientôt élargir ses tournées.