Imprimer

[En Essonne Réussir] Comment l’entreprise Durieu a traversé un siècle

Publié le 02 Juillet 2024
Quatre générations ont contribué en un siècle à la réussite de la société Durieu, une entreprise familiale spécialisée dans la protection et l’embellissement des matériaux.

Georges, Paul, Alain et maintenant Thibault. Quatre générations de Durieu se sont succédé à la tête de la PME familiale pour l’amener à son centième anniversaire qu’elle a fêté en 2023.

« Notre ADN, ce sont les produits de protection du bois, des métaux, les peintures techniques. Il y a également quelques autres produits comme le dégrippant, qui a été un des fers de lance de la société », explique Thibault Durieu, actuel P.-D.G. de l’entreprise de Bondoufle.

L’histoire de la société témoigne d’une transmission réussie de la fibre entrepreneuriale. Mais pour écrire une telle saga, la constance seule ne suffit pas. Il fallut aussi de l’audace à chacune des générations pour donner à l’affaire une nouvelle impulsion.

C’est ce qu’atteste le résumé de ses activités successives au fil du temps. Au départ importatrice de pièces auto, l’entreprise a commencé à développer ses propres produits durant l’entre-deux-guerres. Elle a ensuite poursuivi la production de ses produits en parallèle avec de la fabrication sous licences. Enfin, en 2008, et avec le rachat de ces licences, elle est devenue indépendante et a pu se propulser à l’international.

Aujourd’hui, le groupe Durieu est présent dans une soixantaine de pays et réalise 40 % de ses ventes à l’exportation. Son catalogue recense environ 200 produits, dont le Rustol, la star des traitements antirouille. « Nous concevons des produits performants qui permettent de traverser le temps. Certes, il faut toujours arbitrer entre le coût et la performance, mais nous privilégions toujours cette dernière », avance Thibault Durieu.

Le biosourcé en ligne de mire

Le groupe Durieu emploie 150 collaborateurs et réalise 100 % de sa production en France grâce à deux usines, l’une à Bondoufle, l’autre à Caudry (Nord), où il a également implanté son centre logistique. Chacun des sites possède son propre laboratoire utilisé pour les contrôles et la R&D.

L’entreprise met régulièrement de nouveaux produits sur le marché. En 2023, elle a commercialisé une nouvelle formule du Transyl, un dégrippant-lubrifiant créé en 1933, et a fait du même coup un clin d’œil au passé comme à l’avenir car cette nouvelle version est biosourcée à 97 %. Il s’agit du premier produit biosourcé lancé sur le marché par Durieu. D’autres sont prêts car l’entreprise souhaite continuer de faire croître son offre biosourcée.

Cent ans, ce n’est, bien sûr, qu’une étape. « On doit se projeter vers l’avant et bousculer l’existant pour pérenniser la société. Pour nous, il s’agit surtout de trouver des relais de croissance à l’international, car le marché français en offre moins. Nous étudions diverses opportunités », assure Thibault Durieu.

 

Auteur: E.Vilmos