Jérémie Lenoir, l’artiste qui œuvre pour la CCI Essonne

05 juill. 2012

Lauréat, à la mi-juin, du concours organisé par Art & Mécénat d’entreprises en Essonne (Ame), ce jeune plasticien installera une composition de photographies aériennes dans le hall d’entrée de la CCI Essonne à l’automne.

C’est une grande première : l’art va faire son entrée à la CCI Essonne ! A l’automne, au dessus de la porte qui donne accès à la salle Charles Péguy, un carré de 3m x 3m cerclé d’acier, offrira au regard des visiteurs un assemblage de neuf photographies aériennes prises en Essonne qui symbolisera la diversité du territoire. C’est la réponse gagnante donnée par le plasticien Jérémie Lenoir et le scénographe Olivier Desportes au cahier des charges de la 18e édition du concours ouvert au printemps par l’association Art & Mécénat en Essonne (Ame).
 
Cette installation va donc, de fait, s’inscrire dans une lignée d’œuvres d’art offertes par ce groupe de mécènes entrepreneuriaux, depuis 30 ans, pour « performer » nombre de lieux publics évryens. Sans autre parti pris déclaré que de laisser à travers elles une trace du temps qui passe et de « contribuer aussi à mettre du beau dans la ville » comme le dit si joliment Patrick Bonin, président de l’Ame, cette action au long cours a pourtant produit une série de repères, certes esthétiques, qui dépassent de loin la simple citation d’une actualité passée par la possibilité de dialogue qu’offre ces œuvres, par essence, à ses spectateurs.
 

Un reflet du réel

Il en va bien sûr de même avec l’œuvre que prépare actuellement le jeune plasticien (28 ans) tourangeau, déjà remarqué par la Fondation Mécène et Loire et la CCI de Maine-et-Loire d’Angers, qui décrit ainsi son approche. « Concrètement je vais repérer et photographier des sites essonniens illustrant la diversité du territoire et de son activité. Mon choix de la prise de vue aérienne va me permettre de tirer des images abstraites de ces sites que je pourrais composer ensemble en utilisant lignes graphiques et masses colorées. Pour les spectateurs, cette mise en abstraction sera l’occasion d’une prise de distance avec leurs paysages familiers, d’un temps de réflexion », explique-t-il en se défendant de juger ce qu’il a vu. « Aucune photo ne sera retouchée pour rester le plus objectif possible et afin d’être au plus près de ce réel en transformation aux multiples lectures », déclare-t-il.
 
Gageons que ce donné à voir et à penser – ni œuvre publicitaire, ni œuvre militante – saura transfigurer par sa liberté ce lieu pour lequel il a été conçu et qui va l’accueillir d’une manière pérenne.
 
Pierre Talbot