Financer le rachat et prendre le contrôle

Mise à jour le 13 sept. 2010

Vous vous êtes mis d’accord avec le cédant sur les conditions de rachat de sa société et vous avez élaboré votre business plan de reprise. Vous avez établi votre plan de financement et vous recherchez un prêt bancaire et une garantie pour boucler le montage juridique et financier de l’opération.

Le financement du projet de reprise

Même si l’expérience et le savoir-faire sont déterminants dans le succès d’une reprise, certains éléments financiers sont à analyser rapidement pour évaluer la faisabilité de votre projet. En effet, dans la plupart des cas de reprise (personnes physiques ou morales), un emprunt bancaire est nécessaire pour financer l’achat d’une entreprise.

Or, cet emprunt va peser sur les charges de l’entreprise pendant plusieurs années et diminuer d’autant sa trésorerie, sans que cela corresponde à un investissement directement productif.

Les principales sources de financement

Il existe de nombreuses sources de financement possible pour un projet de reprise d’entreprise. Certaines permettent de renforcer l’apport en fonds propres du repreneur, d’autres de compléter le financement bancaire par des prêts adaptés. Sans oublier les garanties apportées par OSEO et les sociétés de caution mutuelle.

Les principales sources de financement et de garantie d’un projet de reprise sont les suivantes : 

  • Prêts d’honneur (sans garantie et sans intérêt)
  • Business angels
  • Fonds d’investissement
  • Emprunts bancaires
  • Contrat de développement reprise (OSEO)
  • Garantie OSEO


Contactez votre conseiller CCI qui vous aidera à optimiser la recherche de financements.

Le montage juridique et financier de la reprise 

Plusieurs options se présentent à vous lors du rachat d'une entreprise, du simple rachat des titres au montage d'une holding de reprise...

Le rachat simple de titres : c'est l'option la plus communément adoptée pour les petites entreprises...sans montage de société tiers servant à lever des capitaux, le repreneur avec sa banque mobilise en direct les fonds nécessaires à la transaction de cession.

Le rachat via une holding de reprise : c'est le montage juridique le plus courant pour optimiser le financement de la reprise lors d’un rachat de parts sociales ou de titres en bénéficiant du levier de l'endettement : la holding sert à recueillir des concours financiers extérieurs et d'un régime fiscal avantageux.

Dans les deux cas, vous devez vous faire assister par un conseil juridique, avocat ou notaire, qui sécurisera pour vous le montage de l’opération.

N’hésitez pas à suivre une formation à la reprise pour maîtriser les montages juridiques et financiers de reprise et en mesurer les conséquences fiscales pour vous et le cédant. 

Prendre le contrôle de la cible 

Que les négociations aient été difficiles ou non, l’entreprise a subit une phase de flottement plus ou moins longue. Certes, elle ne s’est pas effondrée, mais la nécessaire présence du dirigeant a pu faire défaut.

Le repreneur devra rapidement se faire admettre et faire évoluer cette structure existante peut être marquée par la période instable qu’elle vient de traverser.

Or, cette «greffe» ne réussira qu’aux conditions suivantes : le repreneur doit en premier lieu se substituer à l’ancien dirigeant et tenir son rôle ; puis mettre à profit cette période de cohabitation, il devra prendre les mesures susceptibles d’assurer son leadership tant à l’égard de l’entreprise qu’envers l’extérieur, précédents indispensables à la matérialisation du plan de reprise.

Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement pendant les 3 premières années suivant la reprise auprès de votre CCI ou de réseaux de chefs d’entreprise.

Contactez votre conseiller CCI qui vous orientera sur le dispositif d’accompagnement le plus adapté à votre situation.