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Communauté d'agglomération Seine-Essonne

Tableau 1 1 - Produit des taxes prélevées sur la CA Seine-Essonne et l'ensemble des intercommunalités essonniennes

¤ / habitant

  CA Seine-Essonne EPCI de l'Essonne
Taxe d'habitation 274 295
Taxe foncière (bâti) 402 337
Taxe foncière (non bâti) 5 6
Taxe professionnelle 1293 418
Ensemble 1 974 1 056

Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005

Au sein des intercommunalités essonniennes, la communauté d’agglomération (CA) Seine-Essonne est celle qui génère le plus important produit de taxes directes locales du département. Avec en moyenne 1 974 € par habitant, elle devance, en effet, de plus de 600 € l’intercommunalité placée en deuxième position, la communauté de communes Coeur du Hurepoix
(Voir le tableau 1 1). Ce chiffre s’explique par le dynamisme économique du territoire, dont les entreprises sont à l’origine des deux tiers des prélèvements à travers la taxe professionnelle. Les taxes foncières sont également élevées, au 2e rang des intercommunalités de l’Essonne en valeur absolue. Leur poids dans les prélèvements est pourtant le plus faible de tous les EPCI essonniens. La communauté d’agglomération se classe également au dernier rang des intercommunalités du département pour la taxe d’habitation, dont la part est deux fois moins élevée que la moyenne des intercommunalités essonniennes (14 % contre 28 %) (Voir le graphique 1 1).

 

Graphique 1 1 - Répartition du produit des taxes prélevées sur la CA Seine-Essonne et l'ensemble des intercommunalités essonniennes

Graphique : Répartition du produit des taxes prélevées sur la CA Seine-Essonne et l'ensemble des intercommunalités essonniennes

Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005

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Tableau 2 2 - Redistribution par collectivité du produit de l'ensemble des taxes Voir les données complémentaires

  Euro/habitant %
Communes de la CA [A] 450 22,8
CA Seine-Essonne [B] 857 43,4
Département 576 29,2
Région 91 4,6
Ensemble 1 974 100,0

Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005

Les taxes directes locales prélevées sur le territoire de la communauté d’agglomération Seine-Essonne alimentent les différents budgets des collectivités (communes de la CA, CA, département et région). Leur répartition entre ces différentes collectivités est inverse de celle observée dans les EPCI de l’Essonne (Voir le tableau 2 2). En effet, la part de l’intercommunalité, 43 %, est deux fois plus élevée que la moyenne des EPCI alors que la part des communes, 23 %, est de moitié inférieure. La part du produit des taxes redistribuée au département est la même que la moyenne des EPCI (29 %) mais, en valeur absolue (576 € par habitant), la communauté d’agglomération apparaît au premier rang.

 

Le produit des quatre taxes de fiscalité directe locale (taxe d'habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti et taxe professionnelle) représente plus du quart des ressources des communes. Ces taxes sont perçues au niveau communal. Cependant, elles alimentent également le budget des intercommunalités, notamment la taxe professionnelle. Le budget du département, de la région ou encore de quelques organismes publics à vocation locale particulière sont aussi concernés. Ces données sont extraites du fichier du recensement des éléments d'imposition 2005 de la Direction générale des Impôts (DGI).

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Tableau 3 3 - Indicateurs synthétiques

  CA Seine-Essonne EPCI de l'Essonne
Degré d'intégration intercommunale (%)
[B/(A+B)]
65,5 31,7
Richesse fiscale théorique par habitant
(en euros) [C]
1 373 804
Coefficient de mobilisation de la richesse fiscale modulée [(A+B)/C] 0,95 0,89

Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005

L’importance de la redistribution vers l’EPCI place le territoire au premier rang pour son degré d’intégration (Voir le tableau 3 3). Elle traduit la forte volonté des communes de mettre en commun leurs ressources fiscales dans le cadre de l’EPCI, notamment par le biais de la taxe professionnelle.

Le coefficient de mobilisation élevé (0,95) associé à une richesse fiscale théorique supérieure aux EPCI de l’Essonne explique, en partie, l’importance des prélèvements directs locaux (Voir le tableau 3 3).

 

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Les indicateurs utilisés ici ont une portée essentiellement socioéconomique. Ils s'inspirent des concepts législatifs, mais ne doivent pas être confondus avec les notions réglementaires (coefficient d'intégration fiscale, potentiel fiscal, coefficient de mobilisation du potentiel fiscal). Les fichiers de la Direction générale des impôts (DGI) ne permettent pas de calculer très précisément ces critères légaux utilisés notamment pour l'attribution de la dotation globale de fonctionnement. En particulier, certains mécanismes de transfert de produits fiscaux, de compensation versée par l'Etat ou d'écrêtement des bases de la taxe professionnelle ne sont pas pris en compte dans le calcul de la richesse fiscale théorique. En revanche, ils sont intégrés dans le calcul du potentiel fiscal établi par la Direction générale des collectivités locales (DGCL).

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