¤ / habitant
| CC Entre Juine et Renarde | EPCI de l'Essonne | |
|---|---|---|
| Taxe d'habitation | 218 | 295 |
| Taxe foncière (bâti) | 205 | 337 |
| Taxe foncière (non bâti) | 12 | 6 |
| Taxe professionnelle | 126 | 418 |
| Ensemble | 561 | 1 056 |
Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005
Avec 561 € par habitant, la communauté
de communes (CC) Entre Juine et Renarde se classe au dernier rang départemental
en termes de produit des taxes directes locales prélevées sur
le territoire. Il ne représente que la moitié du produit moyen
de l’ensemble des intercommunalités essonniennes (1 056 €
par habitant) (
1). Le caractère résidentiel de la communauté
apparaît dans la répartition par taxe. La part de la taxe d’habitation
comme celle des taxes foncières y sont très élevées.
Elles représentent chacune 39 % du total des taxes, contre respectivement
28 % et 33 % dans l’ensemble des EPCI de l’Essonne
(
1).
Cependant, en valeur absolue, elles sont les plus faibles du département.
De même, la taxe professionnelle est faible à la fois en valeur
absolue (126 € par habitant, contre 418 € par habitant
dans l’ensemble des EPCI) et en proportion (22 % contre 40 %).
Cette caractéristique découle du faible nombre d’entreprises
présentes sur le territoire.
Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005
| Euro/habitant | % | |
|---|---|---|
| Communes de la CC [A] | 268 | 47,8 |
| CC Entre Juine et Renarde [B] | 70 | 12,5 |
| Département | 204 | 36,4 |
| Région | 19 | 3,4 |
| Ensemble | 561 | 100,0 |
Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005
Les taxes directes locales prélevées sur le territoire de
la communauté de communes Entre Juine et Renarde alimentent les différents
budgets des collectivités (communes de la CC, CC, département
et région). Le produit des taxes va principalement aux communes, à
hauteur de 48 %, contre 46 % en moyenne dans les intercommunalités
essonniennes (
2). En revanche, la part de l’EPCI est faible, 12 % contre
21 % pour l’ensemble des EPCI. Enfin, la part du département
est très élevée, au 2e rang des intercommunalités
essonniennes avec 36 % du produit des taxes. Cependant, cela ne se traduit
pas par des transferts importants puisque c’est seulement 204 €
par habitant qui sont redistribués vers le département, soit
100 € de moins que dans l’ensemble des EPCI.
Le produit des quatre taxes de fiscalité directe locale (taxe d'habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti et taxe professionnelle) représente plus du quart des ressources des communes. Ces taxes sont perçues au niveau communal. Cependant, elles alimentent également le budget des intercommunalités, notamment la taxe professionnelle. Le budget du département, de la région ou encore de quelques organismes publics à vocation locale particulière sont aussi concernés. Ces données sont extraites du fichier du recensement des éléments d'imposition 2005 de la Direction générale des Impôts (DGI).
| CC Entre Juine et Renarde | EPCI de l'Essonne | |
|---|---|---|
| Degré
d'intégration intercommunale (%) [B/(A+B)] |
20,8 | 31,7 |
| Richesse
fiscale théorique par habitant (en euros) [C] |
458 | 804 |
| Coefficient de mobilisation de la richesse fiscale modulée [(A+B)/C] | 0,74 | 0,89 |
Source : Insee, DGI - recensement des éléments d'imposition, 2005
La faible redistribution vers l’EPCI se traduit par un degré
d’intégration peu élevé, 21 % contre 32 %
dans les EPCI essonniens (
3).
Avec 458 € par habitant, la richesse fiscale théorique de
la communauté de communes Entre Juine et Renarde est la plus faible
du département (
3). Par ailleurs, la pression fiscale est également la plus
modérée (coefficient de mobilisation de 0,74 contre 0,89 dans
les intercommunalités du département). Ces deux facteurs conjugués
expliquent, en partie, le niveau peu élevé des prélèvements
directs locaux sur le territoire de la communauté.
Les indicateurs utilisés ici ont une portée essentiellement socioéconomique. Ils s'inspirent des concepts législatifs, mais ne doivent pas être confondus avec les notions réglementaires (coefficient d'intégration fiscale, potentiel fiscal, coefficient de mobilisation du potentiel fiscal). Les fichiers de la Direction générale des impôts (DGI) ne permettent pas de calculer très précisément ces critères légaux utilisés notamment pour l'attribution de la dotation globale de fonctionnement. En particulier, certains mécanismes de transfert de produits fiscaux, de compensation versée par l'Etat ou d'écrêtement des bases de la taxe professionnelle ne sont pas pris en compte dans le calcul de la richesse fiscale théorique. En revanche, ils sont intégrés dans le calcul du potentiel fiscal établi par la Direction générale des collectivités locales (DGCL).